La Gazette du Midi publie L’édito MOBIX : Ne pas adopter le numérique, c’est mourir !

L’édito MOBIX du mois de juillet, écrit par Thomas Soulier (Dirigeant MOBIX) a été publié par La Gazette de Midi (6 Juillet 2015)

« Souvent, quand je passe les portes d’une entreprise, je me demande en quoi les activités sont menées différemment aujourd’hui d’il y a 10 ans.

Dirigeants, vous êtes-vous déjà posé cette question ?

Ne pas adopter le numérique, c’est mourir !

“Ne pas adopter le numérique aujourd’hui c’est perdre des parts de marché, perdre des collaborateurs, rendre son entreprise invendable, en bref c’est mourir.”

Le propos est connu, il résume les enjeux des entreprises d’aujourd’hui, mais concrètement pour un patron qu’est ce que cela signifie ?

Alors bien sûr il convient de mieux définir de quel numérique il est question.

Un dirigeant qui dispose d’un PC portable associé à un smartphone qui sonne en mode “guerre des étoiles”, est-il numérique ? La réponse réside dans une rapide observation de son bureau et de l’organisation de ses collaborateurs.
Un dirigeant qui stocke négligemment les cartes de visite papier de ses clients, est-il numérique ? Un collaborateur qui note sur un papier l’appel d’un prospect, est-il numérique ? Une entreprise qui dispose d’un serveur dont l’accès est limité par les murs de l’entreprise est-elle numérique ?
La réponse est clairement non !

Pourquoi ? Car le numérique en 2015 se caractérise par une organisation centrée sur la donnée – non valorisée dans un bilan comptable – et une organisation collaborative avec toutes les parties prenantes – clients et fournisseurs – de son écosystème !

Le propos peut sembler très loin des grands enjeux largement relayés par les médias sur “l’uberisation” de l’économie, pour reprendre l’expression de Maurice Levy, Publicis. Les actes honteux de violence de certains secteurs mettent en évidence une incapacité à repenser les modèles… Heureusement ce corporatisme n’est pas porté par toutes les entreprises françaises. Et pourtant les mêmes enjeux de changement de paradigmes sont bien présents.

Une filière est un ensemble d’entreprises de taille très variable qui, ensemble, constituent la chaîne de la valeur, pour offrir un produit ou un service. L’adoption du numérique compresse les marges des autres entreprises non numériques de la filière.
Ainsi les leaders du transport imposent l’utilisation extrême d’outils numériques – dont le plus visible est la signature électronique sur un terminal – et une stratégie de marque, des prix toujours plus bas à leurs sous-traitants.
Le résultat ?
Ces sous-traitants en bout de chaîne sont l’objet de difficultés généralisées, qui se traduisent bien trop souvent par la mort subite et la liquidation.

Alors que faire ?

En premier lieu le dirigeant doit prendre conscience de ces enjeux et se fixer un cap. Puis il doit sensibiliser, former ses collaborateurs aux outils numériques. Il ne s’agit pas d’acquérir des smartphones, mais d’instiller une vraie réflexion numérique, soutenue par des solutions Cloud.

Se réinventer…

Une fois cette étape déployée, le dirigeant, désormais numérique, peut commencer à réinventer son modèle d’affaire, son offre auprès de ses clients. Il peut réinventer ses relations avec son écosystème afin de ne plus subir l’uberisation de son secteur mais l’anticiper, l’accompagner et en tirer profit.
Un de nos clients, Transports Fournier, a mené cette étape en dotant près de 100 chauffeurs, pilotes de la valeur ajoutée de l’entreprise, de tablettes. Son dirigeant a compris l’importance de sensibiliser son personnel et de le faire progresser.

Souvent, quand je passe les portes d’une entreprise, je me demande en quoi les activités sont menées différemment aujourd’hui d’il y a 10 ans.

Dirigeants, vous êtes-vous déjà posé cette question ?

Dans tous les cas, votre réponse doit contenir une réflexion numérique, car j’en suis convaincu:

Thomas SOULIER
Dirigeant de MOBIX
Administrateur de la Mêlée Numérique