EDITO Juillet : Des vacances connectées… ou pas ?

EDITO Juillet : Des vacances connectées… ou pas ?

Des vacances connectées… ou pas ?

photo aoutRéveil à 6 heures, les vélos sont bien arrimés, l’épuisette dans le coffre… maintenant la valise… connectée.
Cette année, je vais être un manager connecté, à faire mourir d’envie un « geek » de la Silicon Valley !
Ma nouvelle valise connectée, permettra son affichage sur Google Map si on la perd. Mon bracelet anti coup de soleil m’alertera des risques. J’ai bien vérifié de ne pas avoir oublié les chargeurs de mon smartphone et de ma tablette. Enfin, j’ai consciencieusement téléchargé les 10 applications indispensables de votre été! tel que recommandé par mon magazine préféré…
Prêt !

Même à la plage, on ne se connecte plus, on est connecté!

Les opérateurs de télécommunication ont travaillé à vous offrir de la 3G/4G partout, et au pire, votre résidence hôtelière vous a promis que « chaque bungalow bénéficie gratuitement de sa propre connexion wifi d’excellente qualité pour rester connecté 24/24 ».

D’ailleurs, les publicités des opérateurs dans les magazines de l’été ne représentent que des femmes et des hommes bronzés sur de superbes plages désertes, le sourire aux lèvres, concentrés sur une tablette…
Génial : Twitter, Facebook, vos e-mails, votre agenda et bien sûr les SMS et MMS en illimité… bref, tous vos compagnons du reste de l’année sont là avec vous… à la plage.

Votre smartphone, le couteau suisse du numérique 2.0…

Trouver la crique de sable fin cachée grâce à Google Map, connaître la météo de demain, s’informer des risques de noyade par la géolocalisation, prendre en photo le château de sable de votre fils et le twitter puis l’envoyer le soir sur Facebook… autant de possibilités, a priori, séduisantes.

Sommes-nous tous atteints de nomophobie ?

Mot-valise d’origine anglophone, contraction de « no mobile-phone phobia », cette nouvelle forme d’anxiété inquiète les thérapeutes. Une étude anglaise a montré que plus de 50% des personnes étudiées présentent une dépendance au téléphone portable.
Près de 20 % des professionnels en France avouent ne pas décrocher en vacances… Courante est la phrase de managers, « je pars en août mais j’aurai accès à mes e-mails ».

Est ce bien raisonnable?

Le premier iPhone est sorti il y a seulement six ans. Depuis, il a fallu s’adapter à l’instantanéité de l’information – «Tu n’as pas encore répondu à mon email de tout à l’heure » – à la multiplication des alertes… – « Vous avez 23 messages en attente » – ou les nouvelles tendances portées par la génération Y-Pu…! il a publié sur sa page perso Facebook des infos confidentielles sur le produit ultra-secret ! Big boss va m’appeler dans cinq minutes… et me gâcher ma baignade.
Le cerveau humain est naturellement multicanal en traitant la combinaison de cinq sens. Il est aussi capable, d’après les neurologues, d’une certaine « plasticité » pour s’adapter.
Mais il faut s’interroger sur les inconvénients du « toujours connecté en vacances ».

Prendre du recul… Envoyez-moi un e-mail…

Cette période estivale est unique dans l’année. N’est-elle pas idéale pour apprécier des choses simples : sa famille, le plaisir d’acheter tous les matins un vrai journal imprimé sur du vrai papier, demander à « l’ancien » papi sous ce chêne le chemin secret de LA crique cachée et en profiter pour échanger sur l’incontournable rosé du cru…
Envoyez moi un e-mail ou un SMS, « j’en prendrai connaissance la semaine de mon retour, fin août…»
N’est-ce pas là une sage décision?
La technologie numérique est une chose fantastique, mais il faut savoir la comprendre.

Belles vacances à vous…

avec ou sans numérique, à vous de choisir.

Thomas SOULIER
Dirigeant de MOBIX
Administrateur de la Mêlée Numérique



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